Jeanne n’était pas en train de faire un grand dîner. J’étais passée chez elle un samedi après-midi pour lui rapporter un saladier que j’avais emprunté, et l’odeur m’a frappée avant même que j’aie ouvert la porte de son petit appartement du XIIIe arrondissement. Une odeur de carottes, de poireaux, de viande qui se défait doucement — ce parfum de braise qui vous prend aux tripes et vous rappelle immédiatement que l’hiver est là pour rester. Elle était dans sa cuisine, un torchon sur l’épaule, en train de goûter le bouillon avec une cuillère en bois toute ébréchée. « C’est juste un pot-au-feu, » a-t-elle dit en haussant les épaules, comme si ce n’était rien du tout.
Mais ce n’était pas « juste » un pot-au-feu. C’était un pot-au-feu fondant, mijoté longuement, le genre de plat qui vous fait fermer les yeux après la première cuillerée. Honnêtement, je crois que c’est la nonchalance de Jeanne qui m’a le plus marquée. Elle n’essayait pas de m’impressionner. Elle faisait juste son truc, un plat du dimanche, sans chichis, sans recette imprimée. Et pourtant, ce bouillon ambré, cette viande qui se détachait toute seule, ces légumes imprégnés de saveur… C’était parfait. Peut-être que vous avez déjà vécu ça : vous goûtez quelque chose chez quelqu’un et vous vous dites, « Il faut ABSOLUMENT que je sache comment elle a fait ça. »
Alors j’ai noté, j’ai observé, et j’ai refait ce pot-au-feu chez moi une bonne dizaine de fois avant d’oser le partager. Parce qu’un pot-au-feu, c’est plus qu’une recette : c’est un rituel d’hiver, un plat qui demande du temps et de la patience, mais qui vous récompense avec une tendresse incomparable. Cette version-ci, celle que Jeanne m’a transmise sans le savoir, est devenue ma référence. Le secret ? Un mijotage long, très long, et une sélection de morceaux de bœuf qui n’ont pas peur de cuire des heures. Si vous cherchez LA recette de pot-au-feu fondant qui embaumera toute votre maison et réchauffera vos soirées les plus froides, vous êtes au bon endroit.
Pourquoi Vous Allez Adorer Cette Recette
Ce pot-au-feu n’est pas juste un plat d’hiver de plus. C’est celui que vous allez vouloir faire encore et encore, pour toutes les bonnes raisons. Laissez-moi vous dire pourquoi il mérite une place de choix dans votre répertoire culinaire.
- Un fondant incomparable : La cuisson lente et douce transforme les morceaux de bœuf les plus simples en une viande si tendre qu’elle se défait à la fourchette. Chaque bouchée est un pur moment de réconfort.
- Un bouillon qui guérit tout : Le bouillon de pot-au-feu, c’est une potion magique. Riche, parfumé, réconfortant — il réchauffe le corps et l’esprit. Et vous verrez, il est encore meilleur le lendemain.
- Des ingrédients simples, accessibles : Pas besoin de courses compliquées. Des légumes d’hiver, du bœuf, quelques épices. Ce sont les gestes et le temps qui font la différence, pas les ingrédients rares.
- Parfait pour un repas du dimanche en famille : C’est le plat qui rassemble. Autour de la table, chacun pioche dans le plat, ajoute du gros sel, de la moutarde, des cornichons. C’est convivial, généreux, et tout le monde en reprend.
- Un plat qui voyage dans le temps : Ce pot-au-feu est encore meilleur réchauffé. Vous pouvez le préparer la veille, et les saveurs n’en seront que plus profondes. C’est le genre de plat qui vous fait de l’œil dans le frigo.
Ce qui rend cette recette différente des autres, c’est l’attention portée au mijotage. Je ne me contente pas de jeter tout dans une grande marmite et d’attendre. Je prends le temps de saisir la viande, de préparer un bouquet garni maison, de dégraisser le bouillon en cours de route. Ce sont ces petits gestes qui transforment un bon pot-au-feu en un pot-au-feu fondant et mémorable. Et puis, il y a cette astuce que Jeanne m’a donnée : ajouter les légumes en deux fois pour qu’ils gardent un peu de tenue. Un détail qui change tout.
Honnêtement, ce plat, c’est un câlin dans une assiette. C’est le goût de l’hiver, de la lenteur, des moments partagés. Et c’est tellement gratifiant de voir les visages s’illuminer autour de la table quand on sert ce bouillon fumant. Alors, prêt à vous lancer ?
De Quoi Vous Aurez Besoin – Les Ingrédients
Ce pot-au-feu fondant repose sur des ingrédients simples mais choisis avec soin. Chaque élément a son rôle à jouer dans la construction des saveurs. Voici la liste de ce qu’il vous faut, avec quelques notes pour vous guider.
Pour la viande et le bouillon
- 1,5 kg de bœuf à pot-au-feu (mélange de gîte, plat de côtes, et macreuse) – Le secret d’un bon pot-au-feu, c’est la variété des morceaux. Le gîte apporte du fondant, le plat de côtes du goût, et la macreuse une texture qui se défait magnifiquement. Je prends toujours ma viande chez mon boucher, il me conseille les meilleurs morceaux.
- 2 os à moelle (facultatif mais fortement recommandé) – Ils ajoutent une richesse incroyable au bouillon. Et franchement, déguster la moelle sur une tartine de pain grillé, c’est le petit luxe de ce plat.
- 3 litres d’eau froide – De l’eau froide, c’est important pour démarrer la cuisson en douceur et permettre aux sucs de se libérer progressivement.
- 2 gros oignons – Un piqué de clous de girofle pour parfumer, l’autre pour la base du bouillon.
- 4 clous de girofle
- 2 carottes – Pour le bouillon, elles apportent une douceur naturelle.
- 2 branches de céleri
- 1 bouquet garni (thym, laurier, persil, queues de persil) – Faites-le maison, c’est tellement plus parfumé que les sachets du commerce. J’attache le tout avec de la ficelle de cuisine.
- 1 cuillère à soupe de gros sel
- 1 cuillère à café de poivre noir en grains
Pour les légumes d’accompagnement

- 6 carottes – Épluchées et coupées en gros tronçons. Prenez des carottes de taille moyenne, elles sont plus sucrées.
- 4 poireaux – Bien lavés, la partie blanche et un peu de vert tendre, attachés en botte avec de la ficelle.
- 4 navets – Épluchés et coupés en deux ou en quatre selon leur taille.
- 4 pommes de terre (type Charlotte ou Amandine) – Ajoutées en fin de cuisson pour qu’elles restent fermes. Si vous les mettez trop tôt, elles se transforment en purée dans le bouillon.
- 1 cœur de céleri branche – Coupé en tronçons de 5 cm.
Pour la garniture et la dégustation
- Cornichons – L’acidité des cornichons tranche avec le gras du bouillon. Indispensables.
- Moutarde à l’ancienne – Pour les puristes. Un petit grain de folie.
- Gros sel et poivre du moulin
- Pain de campagne grillé – Pour la moelle, bien sûr.
Conseil de sélection : Pour la viande, n’hésitez pas à demander à votre boucher des morceaux spécialement pour pot-au-feu. Il saura vous guider. Et pour les légumes, privilégiez des produits de saison, bio si possible. La différence de goût est flagrante, croyez-moi.
Substitution possible : Vous pouvez remplacer le bœuf par du jarret de veau pour une version plus légère, ou ajouter un poulet fermier pour un pot-au-feu mixte. Mais pour un pot-au-feu fondant classique, le bœuf reste le roi.
Le Matériel Nécessaire
Pour réussir ce pot-au-feu mijoté longuement, vous n’avez pas besoin d’un arsenal de cuisine. Quelques bons outils suffisent.
- Une grande marmite ou cocotte en fonte (6 à 8 litres) – C’est l’investissement clé. La fonte diffuse la chaleur uniformément et garde une température constante, idéale pour le mijotage. J’ai une vieille cocotte Le Creuset qui a vu passer des dizaines de pot-au-feu, et elle fait des merveilles. Si vous n’avez pas de fonte, une grande marmite en inox à fond épais fera très bien l’affaire.
- Un couvercle bien ajusté – Pour garder toute la vapeur et les arômes à l’intérieur.
- Un écumoire – Pour dégraisser le bouillon en cours de cuisson. Un geste simple qui change tout pour un bouillon clair et savoureux.
- Une ficelle de cuisine – Pour attacher le bouquet garni et la botte de poireaux. Pas de ficelle ? Un fil de coton non traité fera l’affaire.
- Un couteau de chef bien aiguisé – Pour couper les légumes en morceaux réguliers. Un bon couteau, c’est la moitié du travail.
- Une planche à découper
- Un plat de service creux – Pour présenter la viande et les légumes, arrosés d’un peu de bouillon.
Alternative économique : Pas de cocotte en fonte ? Utilisez une grande casserole en acier inoxydable. Surveillez juste le fond pour que ça n’attache pas. Et pour la ficelle, un simple fil de coton de cuisine fera le travail.
La Méthode de Préparation – Pas à Pas
Voici le cœur de la recette. Suivez ces étapes, et vous obtiendrez un pot-au-feu fondant qui embaumera votre cuisine pendant des heures. Prenez votre temps, c’est le secret.
- Préparez la viande (10 minutes) : Sortez la viande du réfrigérateur 30 minutes avant de commencer pour qu’elle soit à température ambiante. Rincez les morceaux sous l’eau froide et épongez-les avec du papier absorbant. Ne salez pas encore.
- Saisissez la viande (15 minutes) : Dans votre grande marmite, faites chauffer un filet d’huile neutre à feu vif. Saisissez les morceaux de bœuf sur toutes leurs faces jusqu’à ce qu’ils soient bien colorés. Ne les bousculez pas, laissez le temps à une belle croûte de se former. Cela apporte une profondeur de saveur incroyable au bouillon. Retirez la viande et réservez-la dans une assiette.
- Préparez la base du bouillon (10 minutes) : Dans la même marmite, baissez le feu à moyen. Ajoutez les oignons coupés en deux (dont un piqué de clous de girofle), les carottes et le céleri en morceaux. Faites-les revenir 5 minutes en remuant, jusqu’à ce qu’ils commencent à dorer. Cela va déglacer les sucs de la viande accrochés au fond.
- Remettez la viande et couvrez d’eau (5 minutes) : Replacez les morceaux de bœuf dans la marmite. Versez les 3 litres d’eau froide. L’eau doit juste recouvrir la viande. Ajoutez le bouquet garni, le gros sel et les grains de poivre. Portez à ébullition doucement.
- Écumez le bouillon (10 minutes) : Dès que l’eau frémit, une écume grisâtre va remonter à la surface. C’est normal. Avec votre écumoire, retirez-la soigneusement. C’est ce qui garantit un bouillon clair et pur. Prenez votre temps, c’est une étape importante.
- Mijotez longuement (2h30 à 3 heures) : Baissez le feu au minimum. Le bouillon doit à peine frémir, avec de toutes petites bulles. Couvrez et laissez mijoter pendant 2h30. Pendant ce temps, la viande va devenir incroyablement tendre. Ne soulevez pas le couvercle trop souvent, la chaleur doit rester stable.
- Préparez les légumes (20 minutes) : Pendant que le bouillon mijote, épluchez et coupez les carottes en tronçons de 5 cm, les navets en deux, les poireaux en tronçons de 8 cm (lavez-les bien, il y a souvent de la terre entre les feuilles). Épluchez les pommes de terre et laissez-les entières si elles sont petites.
- Ajoutez les légumes (en deux fois) : Après 2h30 de mijotage, ajoutez les carottes, les poireaux, les navets et le céleri dans la marmite. Laissez cuire 30 minutes à couvert. Ensuite, ajoutez les pommes de terre et poursuivez la cuisson pendant 20 à 25 minutes, jusqu’à ce qu’elles soient tendres mais encore fermes. Cette cuisson en deux fois permet aux légumes de garder leur texture et de ne pas se transformer en bouillie.
- Vérifiez la cuisson de la viande (5 minutes) : Piquez un morceau de bœuf avec la pointe d’un couteau. Il doit s’enfoncer sans résistance. Si ce n’est pas le cas, prolongez la cuisson de 30 minutes. La patience paie toujours.
- Préparez les os à moelle (facultatif, 15 minutes) : Si vous utilisez des os à moelle, ajoutez-les dans la marmite 15 minutes avant la fin de la cuisson. Ils n’ont besoin que d’un court passage pour devenir fondants.
- Filtrez le bouillon (facultatif mais recommandé) : À la fin de la cuisson, retirez délicatement la viande et les légumes avec une écumoire et disposez-les dans un plat de service creux. Filtrez le bouillon à travers une passoire fine ou un torchon propre dans une autre casserole. Goûtez et ajustez l’assaisonnement. Vous pouvez le dégraisser plus facilement à ce stade.
- Servez immédiatement : Versez un peu de bouillon chaud sur la viande et les légumes dans le plat de service. Servez le reste du bouillon en soupière à part. Accompagnez de cornichons, de moutarde, de gros sel et de pain grillé pour la moelle.
Note personnelle : La première fois que j’ai fait ce pot-au-feu, j’ai oublié d’écumer le bouillon. Résultat : un bouillon trouble et un peu amer. Depuis, je ne saute jamais cette étape. Et pour les pommes de terre, ne les ajoutez surtout pas trop tôt — j’ai appris ça à mes dépens un jour où j’ai voulu gagner du temps. Elles étaient réduites à l’état de purée flottante. Pas grave, on en rit maintenant.
Conseils et Techniques de Cuisson
Quelques astuces glanées au fil de mes essais pour vous garantir un pot-au-feu fondant à tous les coups.
- La patience est votre meilleure alliée : Ne cherchez pas à accélérer la cuisson. Un pot-au-feu mijoté longuement, c’est 3 heures de bonheur qui s’accumulent. Si vous êtes pressé, choisissez une autre recette. Celui-ci ne se bouscule pas.
- Le choix de la viande : N’hésitez pas à mélanger les morceaux. Le gîte est plus sec, le plat de côtes plus gras, la macreuse plus tendre. L’association des trois donne une texture et un goût incomparables. Demandez conseil à votre boucher, c’est son métier.
- Dégraisser le bouillon : Après cuisson, laissez le bouillon refroidir un peu. La graisse remonte à la surface et vous pouvez l’enlever facilement avec une cuillère. Ou mieux, préparez le pot-au-feu la veille : une fois au frigo, la graisse se solidifie et se retire en une seule couche.
- Le bouquet garni maison : Prenez 3 brins de thym, 2 feuilles de laurier, 3 branches de persil et une tige de céleri. Attachez le tout avec de la ficelle. C’est bien plus parfumé que les sachets du commerce.
- Évitez l’ébullition violente : Un bouillon qui bout trop fort rend la viande dure et le bouillon trouble. Le frémissement est votre ami. Juste quelques petites bulles qui montent doucement.
- Goûtez et rectifiez : En fin de cuisson, goûtez le bouillon. Il doit être savoureux, légèrement salé, avec une belle rondeur. Ajoutez un peu de sel ou de poivre si nécessaire. N’hésitez pas à ajouter une pincée de sucre si vous trouvez que les carottes ne sont pas assez douces.
Une erreur que j’ai faite : Un jour, j’ai voulu ajouter des épices en début de cuisson — du cumin, du curry. Quelle catastrophe ! Les épices ont dominé le goût du bœuf et des légumes. Depuis, je reste sur les classiques : thym, laurier, poivre. Parfois, la simplicité est la clé.
Variations et Adaptations
Ce pot-au-feu fondant est une base merveilleuse qui se prête à de nombreuses variations. Voici quelques idées pour le personnaliser selon vos envies.
- Version végétarienne : Remplacez la viande par des champignons (cèpes, girolles, shiitakés) et ajoutez des protéines végétales comme des pois chiches ou des lentilles vertes. Le bouillon sera différent, mais tout aussi réconfortant. Utilisez un bouillon de légumes maison pour plus de saveur.
- Version aux herbes fraîches : En fin de cuisson, ajoutez une poignée de persil plat ciselé, de cerfeuil et d’estragon. Ces herbes apportent une note de fraîcheur qui contraste avec la richesse du bouillon. Servez avec une cuillerée de crème fraîche.
- Version épicée : Ajoutez un bâton de cannelle, une étoile de badiane et un morceau de gingembre frais dans le bouillon en début de cuisson. Cela donne un pot-au-feu aux accents orientaux, surprenant et délicieux. Servez avec de la coriandre fraîche.
- Version au vin rouge : Remplacez un litre d’eau par un litre de vin rouge corsé (comme un Côtes-du-Rhône). Le résultat est un pot-au-feu plus puissant, presque un bœuf bourguignon. La cuisson sera un peu plus longue, mais le goût est incroyable.
- Version express (mais moins fondante) : Utilisez une cocotte-minute. Saisissez la viande comme indiqué, ajoutez les légumes (sauf les pommes de terre) et l’eau, et cuisez sous pression pendant 45 minutes. Ajoutez les pommes de terre et cuisez encore 10 minutes. Le résultat est moins tendre, mais parfait pour un soir de semaine.
Ma variation préférée : J’ai essayé une version avec du poulet fermier et du bœuf, et c’était un délice. Le poulet apporte une légèreté au bouillon, tandis que le bœuf garde son côté rustique. À essayer si vous avez des restes de poulet rôti.
Suggestions de Service et de Conservation
Le pot-au-feu est un plat généreux qui se déguste de plusieurs façons.
- Service traditionnel : Disposez la viande et les légumes dans un grand plat creux. Arrosez d’un peu de bouillon chaud. Servez le reste du bouillon en soupière à part. Chacun se sert, ajoute du gros sel, de la moutarde, des cornichons. Pour la moelle, tartinez-la sur du pain de campagne grillé. Un régal.
- Service en deux temps : Servez d’abord le bouillon en entrée, avec des vermicelles ou des croûtons. Ensuite, présentez la viande et les légumes en plat principal. C’est une façon élégante de déguster ce plat.
- Accompagnements : Le pot-au-feu se marie à merveille avec un vin rouge léger, comme un Beaujolais ou un Bourgogne. Pour une touche de fraîcheur, servez une salade verte avec une vinaigrette à l’échalote.
- Conservation : Ce plat est encore meilleur le lendemain. Laissez-le refroidir complètement, puis placez-le au réfrigérateur dans un récipient hermétique. Il se conserve 3 à 4 jours. La graisse se solidifie en surface et protège le bouillon.
- Congélation : Vous pouvez congeler le pot-au-feu (sans les pommes de terre, qui deviennent granuleuses). Placez la viande, les légumes et le bouillon dans des sacs de congélation. Il se conserve 2 à 3 mois. Pour le réchauffer, décongelez au réfrigérateur et réchauffez doucement dans une casserole.
- Réchauffage : Réchauffez à feu doux, à couvert, pendant 15 à 20 minutes. Ne faites pas bouillir, pour ne pas durcir la viande. Ajoutez un peu d’eau si le bouillon a réduit.
Note sur le développement des saveurs : Le pot-au-feu est un plat qui se bonifie avec le temps. Les saveurs se mélangent et s’intensifient. Je le prépare souvent la veille, et je le sers le lendemain. C’est un vrai gain de temps et de goût.
Informations Nutritionnelles et Bienfaits
Ce pot-au-feu fondant n’est pas seulement réconfortant, il est aussi équilibré.
- Calories estimées par portion : Environ 450-550 kcal (selon les morceaux de viande et la quantité de bouillon consommée).
- Protéines : Le bœuf est une excellente source de protéines complètes, essentielles pour la construction et la réparation des tissus.
- Vitamines et minéraux : Les légumes d’hiver (carottes, poireaux, navets) sont riches en vitamines A, C, K, et en minéraux comme le potassium et le magnésium. Le bouillon concentre ces nutriments.
- Collagène : La cuisson lente des os et de la viande libère du collagène, bénéfique pour la peau, les articulations et la digestion. C’est le secret de la texture fondante.
- Faible en glucides : Ce plat est naturellement faible en glucides (sauf si vous ajoutez des pommes de terre). Parfait pour un repas équilibré.
- Allergènes : Ce plat est sans gluten, sans produits laitiers, sans œufs et sans noix. Vérifiez simplement que votre moutarde est sans gluten si vous êtes intolérant.
Mon point de vue : Je ne suis pas nutritionniste, mais je sais que ce plat me fait du bien. Il me réchauffe, me rassasie, et me donne de l’énergie pour affronter l’hiver. Et puis, il y a quelque chose de profondément satisfaisant à manger un plat préparé avec patience et amour.
Conclusion
Voilà, vous avez maintenant toutes les clés pour réaliser un pot-au-feu fondant mijoté longuement, le plat d’hiver par excellence. Ce n’est pas une recette compliquée, mais elle demande du temps et de l’attention. Et je vous promets que chaque minute passée à le préparer sera récompensée par un bouillon riche, une viande qui fond dans la bouche, et des légumes imprégnés de saveur.
Ce que j’aime par-dessus tout dans ce plat, c’est qu’il raconte une histoire. Celle des dimanches d’hiver, des tablées bruyantes, des repas qui durent des heures. C’est un plat qui nous rappelle que la cuisine, c’est avant tout du partage et de la générosité. Alors n’hésitez pas à l’adapter à votre goût, à y mettre votre touche personnelle. Ajoutez plus de légumes, changez les épices, faites-le vôtre.
J’aimerais beaucoup savoir comment vous l’avez trouvé. Laissez-moi un commentaire ci-dessous pour me raconter votre expérience. Avez-vous essayé une variante ? Quel est votre accompagnement préféré avec le pot-au-feu ? Partagez vos astuces, vos réussites, même vos petits ratés. C’est comme ça qu’on apprend tous ensemble. Et si vous avez aimé cette recette, partagez-la avec vos amis et votre famille. Parce qu’un bon pot-au-feu, ça se partage. Allez, à vos marmites, et bon appétit !
Foire Aux Questions (FAQ)
Puis-je utiliser d’autres morceaux de bœuf pour ce pot-au-feu ?
Absolument. Le jarret, le paleron ou la queue de bœuf sont excellents. L’important est de choisir des morceaux qui supportent une cuisson longue et deviennent tendres. Évitez les morceaux trop maigres comme le filet, qui deviendront secs.
Mon bouillon est trouble, que faire ?
C’est souvent dû à une ébullition trop forte ou à un manque d’écumage. La prochaine fois, veillez à écumer soigneusement le bouillon au début de la cuisson et à maintenir un frémissement doux. Vous pouvez aussi filtrer le bouillon à travers un torchon propre pour le clarifier.
Puis-je préparer le pot-au-feu à l’avance ?
Oui, et c’est même recommandé. Les saveurs se développent et le bouillon est encore meilleur le lendemain. Préparez-le la veille, laissez-le refroidir, puis placez-le au réfrigérateur. Le lendemain, retirez la graisse solidifiée et réchauffez doucement.
Combien de temps se conserve le pot-au-feu au réfrigérateur ?
Il se conserve 3 à 4 jours dans un récipient hermétique. Veillez à ce que la viande et les légumes soient bien immergés dans le bouillon pour qu’ils restent moelleux. Vous pouvez aussi le congeler (sans les pommes de terre) pour une conservation plus longue.
Que faire avec les restes de pot-au-feu ?
Les possibilités sont infinies. Utilisez le bouillon pour une soupe ou un risotto. La viande peut être effilochée et servir dans des tacos, des salades ou des pâtes. Les légumes peuvent être écrasés en purée ou ajoutés à une omelette. Ne jetez rien, tout est bon !
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Recette de Pot-au-Feu Fondant Mijoté – Le Meilleur Plat d’Hiver
Un pot-au-feu fondant mijoté longuement, avec une viande si tendre qu’elle se défait à la fourchette et un bouillon riche et réconfortant. La recette parfaite pour les soirées d’hiver, transmise par une amie et peaufinée après de nombreux essais.
- Prep Time: 30 minutes
- Cook Time: 3 heures 30 minutes
- Total Time: 4 heures
- Yield: 6 portions 1x
- Category: Plat principal
- Cuisine: Française
Ingredients
- 1,5 kg de bœuf à pot-au-feu (mélange de gîte, plat de côtes, et macreuse) (environ 3.3 lb)
- 2 os à moelle (facultatif mais fortement recommandé)
- 3 litres d’eau froide (environ 12 tasses)
- 2 gros oignons
- 4 clous de girofle
- 2 carottes (pour le bouillon)
- 2 branches de céleri
- 1 bouquet garni (thym, laurier, persil, queues de persil)
- 1 cuillère à soupe de gros sel (environ 18 g)
- 1 cuillère à café de poivre noir en grains (environ 5 g)
- 6 carottes (pour l’accompagnement)
- 4 poireaux
- 4 navets
- 4 pommes de terre (type Charlotte ou Amandine)
- 1 cœur de céleri branche
- Cornichons (pour servir)
- Moutarde à l’ancienne (pour servir)
- Gros sel et poivre du moulin (pour servir)
- Pain de campagne grillé (pour servir)
Instructions
- Sortez la viande du réfrigérateur 30 minutes avant de commencer. Rincez les morceaux sous l’eau froide et épongez-les avec du papier absorbant. Ne salez pas encore.
- Dans une grande marmite, faites chauffer un filet d’huile neutre à feu vif. Saisissez les morceaux de bœuf sur toutes leurs faces jusqu’à ce qu’ils soient bien colorés. Retirez la viande et réservez-la.
- Dans la même marmite, baissez le feu à moyen. Ajoutez les oignons coupés en deux (dont un piqué de clous de girofle), les carottes et le céleri en morceaux. Faites-les revenir 5 minutes en remuant.
- Replacez les morceaux de bœuf dans la marmite. Versez les 3 litres d’eau froide. Ajoutez le bouquet garni, le gros sel et les grains de poivre. Portez à ébullition doucement.
- Dès que l’eau frémit, écumez soigneusement le bouillon avec une écumoire pour retirer l’écume grisâtre.
- Baissez le feu au minimum. Le bouillon doit à peine frémir. Couvrez et laissez mijoter pendant 2h30.
- Pendant ce temps, épluchez et coupez les carottes en tronçons de 5 cm, les navets en deux, les poireaux en tronçons de 8 cm (lavez-les bien). Épluchez les pommes de terre et laissez-les entières si elles sont petites.
- Après 2h30 de mijotage, ajoutez les carottes, les poireaux, les navets et le céleri dans la marmite. Laissez cuire 30 minutes à couvert.
- Ajoutez les pommes de terre et poursuivez la cuisson pendant 20 à 25 minutes, jusqu’à ce qu’elles soient tendres mais encore fermes.
- Piquez un morceau de bœuf avec la pointe d’un couteau. Il doit s’enfoncer sans résistance. Si ce n’est pas le cas, prolongez la cuisson de 30 minutes.
- Si vous utilisez des os à moelle, ajoutez-les dans la marmite 15 minutes avant la fin de la cuisson.
- À la fin de la cuisson, retirez délicatement la viande et les légumes avec une écumoire et disposez-les dans un plat de service creux. Filtrez le bouillon à travers une passoire fine ou un torchon propre dans une autre casserole. Goûtez et ajustez l’assaisonnement.
- Versez un peu de bouillon chaud sur la viande et les légumes dans le plat de service. Servez le reste du bouillon en soupière à part. Accompagnez de cornichons, de moutarde, de gros sel et de pain grillé pour la moelle.
Notes
Pour un bouillon clair, écumez soigneusement au début de la cuisson et maintenez un frémissement doux. Ajoutez les pommes de terre en fin de cuisson pour qu’elles restent fermes. Le pot-au-feu est encore meilleur réchauffé le lendemain. Pour dégraisser facilement, préparez-le la veille et retirez la graisse solidifiée.
Nutrition
- Serving Size: 1 portion (environ 1
- Calories: 500
- Sugar: 10
- Sodium: 800
- Fat: 20
- Saturated Fat: 8
- Carbohydrates: 30
- Fiber: 6
- Protein: 40
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